LE mélantois    
Dimanche 23 et lundi 24 mars 2002
 
 
Phalempin
 

Après le déluge, le pèlerinage ?

 

En recevant, la semaine dernière, à la mairie, une délégation de la commune de Zwevegem, dans le cadre d’un programme de coopération européenne de lutte contre les inondations, Français et Flamands ont eu tout loisir de comparer les «petites misères» que leur font leurs administrations respectives. Et, en matière de cours d’eaux non domaniaux et d’hydraulique, il semble bien que l’Hexagone, où les services compétents sont légion, ait un net «avantage» sur son voisin. Illustration parmi d’autres: alors que les autres communes du secteur en ont bénéficié, Thierry Lazaro, le député-maire de Phalempin, en est à sa troisième demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les inondations de décembre 2000 qui ont touché une centaine d’habitations. «C’est à croire que cette eau n’est ni tombée du ciel ni remontée de la nappe phréatique», a ironisé l’élu qui, pour un peu, crierait au miracle. Alors, après le déluge, à quand un pèlerinage à Phalempin?
Que de mots, que de mots...
Les pédagogues de la rue de Grenelle, qui parlaient d’un ballon comme d’un «référentiel bondissant», n’ont rien à envier aux fonctionnaires européens. C’est que, ce que le commun des mortels appellerait, tout bonnement, un projet de lutte contre les inondations, eux le nomment projet Mese, c’est-à-dire de «maîtrise des eaux de surface excédentaires». Et si, on modifiait le célèbre «Que d’eau, que d’eau... » prononcé, dans une ville inondée des bords de la Loire, par Marie Edme Patrice Maurice de Mac Mahon, duc de Magenta et président de la République de 1873 à 1879, en «Que de mots, que de mots...»