LE mélantois    
Mardi 1 juillet 2003
 
 
Pont-à-Marcq
 

SOS Marque

Dimanche, par le bois des Cinq-Tailles et les anciens bassins de décantation, à Thumeries
Les « Marquiens », en bon ordre de marche

 

« Pas fatigués ? Pas déprimés ? »
Au volant de sa camionnette, le président de SOS Marque, André Janssen, assurait de près, avec un large sourire, la liaison avec les deux groupes qui, dimanche matin, ont participé à la troisième marche de la Marque.
Une logistique bien rôdée avec un parcours balisé, un plan remis à chacun et une liste de numéros de téléphone portable au cas où... Sans oublier la pause-détente avec boisson et petit pain qui était proposée à la ferme Delbassée, à Attiches.
Un peu victimes de leur succès, les organisateurs ont dû canaliser plus de cent randonneurs venus, principalement, découvrir le bois des Cinq-Tailles, à Thumeries, et les anciens bassins de décantation de la sucrerie Béghin que le conseil général a, en grande partie acquis, en vue d’en faire un espace naturel protégé.

 


Dans le bois des Cinq-Tailles, le parcours était aisé, même s’il fallait franchir quelques obstacles.

 

Le nombre n’a, certes, pas permis une minutieuse observation ornithologique, mais la présence, en bordure des étendues d’eau d’un bénévole de l’association Nature et Vie, muni d’une lunette et de quelques paires de jumelles a permis d’apercevoir quelques cygnes et des grèbes à cou noir, l’oiseau emblématique d’un site remarquable où l’on répertorie plus de deux cents espèces différentes au moment des migrations. « Il n’y a qu’une quarantaine d’oiseaux sur les bassins, mais on peut aussi observer tous ceux qui vivent dans les bois », expliquait l’ornithologue amateur. Un passionné de nature qui, en évoquant ses souvenirs d’enfance, quand il allait attraper des grenouilles ou des épinoches près de la source de la Marque, à la Pétrie, regrettait que ce petit coin de nature n’ait pas été davantage préservé.

 

Expériences hydrauliques
Au long du parcours de quelque huit kilomètres, qui serpentait par les jardins ouvriers soignés de la cité du Maroc avant de franchir le courant de Thumeries et de s’enfoncer dans le sous-bois de la forêt domaniale de Phalempin, l’un des responsables de SOS Marque, Roland Laroye, détaillait les différentes actions menées par l’association sur le terrain. Principalement, la création d’une retenue d’eau sur le courant de Thumeries et d’une autre sur le ruisseau de la Neuville, au niveau de la drève d’Attiches.
« Nous faisons des essais et essayons d’analyser ce qui se passe, a-t-il expliqué. Ici, cet hiver, l’eau a débordé ; elle a inondé le parking et recouvert la drève d’une dizaine de centimètres. A l’avenir, il faudra voir s’il ne serait pas utile de créer une digue de terre plus en amont, voire de fermer la drève à la circulation. A plus court terme, la communauté de communes du pays de Pévèle va faire réaliser une vanne avec un système de crémaillère pour réguler le débit. »

 

Et, au terme de cette balade dominicale au coeur de la nature pévèloise, nombre de sympathisants de l’association SOS Marque se sont retrouvés peu après-midi, dans une pâture, derrière le collège de Pont-à-Marcq, pour participer à la fête qui, traditionnellement, depuis trois ans, va de paire avec la marche de la Marque. Sans aucun signe de fatigue ni de déprime.

 

 

J. B.