LE mélantois    
Dimande 10 et lundi 11 juin 2001
Communauté de communes du Pays de Pévèle
 

En effeuillant la marguerite

EN PÉVÈLE

 

On traîne...

Depuis environ un an, le transfert des compétences pour l’hydraulique et l’assainissement de feu le syndicat intercommunal du Pévèle-Mélantois (SIPEM) à la communauté de communes du pays de Pévèle (CCPP) n’a toujours pas reçu l’aval des services préfectoraux. Au motif, a-t-on entendu lors de l’assemblée générale de la CCPP, mardi soir, à Mérignies qu’un autre syndicat intercommunal n’avait pas encore délibéré favorablement sur ce point. Or le SMAHVSBE, autrement dit le Syndicat mixte pour l’aménagement hydraulique des vallées de la Scarpe et du Bas-Escaut, puisque c’est de lui qu’il s’agit, doit se réunir à la mi-juin et la délibération ne figure toujours pas à son ordre du jour...

 

Rien de neuf

Arguant de ce «blocage» (une situation similaire s’étant déjà traduite par un recours auprès du tribunal administratif), le président de la commission environnement de la CCPP a avoué que, si une nouvelle réunion était prévue, le 18 juin, avec les représentants de l’association SOS Marque, «on ne pourrait par leur en dire beaucoup plus...»

 

Pas si vite !

Lors de la même réunion, pour la formation des commissions, le président de la CCPP, Luc Monnet, a proposé que celles-ci soient composées de dix-neuf membres pour assurer la représentation de chaque commune adhérente. Il a demandé aux maires d’y réfléchir et de lui fournir la liste des conseillers qu’ils pressentaient pour siéger dans ces commissions. Pas si vite, a tempéré le maire d’Avelin, en rappelant que le courrier du président était daté du 22 mai et qu’il n’avait pas eu le temps de réunir son conseil pour en délibérer.

 

Parti pris

Mardi soir, ce n’est pas avec de l’eau de source, dont une unité d’embouteillage pourrait être opérationnelle dès le printemps 2002, à Mérignies, que les délégués de la CCPP se sont désaltérés, mais avec des jus de fruit et des liquides moussants. Si Francis Melon, le maire de Mérignies, a évoqué cette future implantation pour laquelle il n’attend plus que le retour du permis de construire, d’autres élus ont, en aparté, pointé du doigt son voisin, le premier magistrat de «La petite ville qui a tout d’une grande.» En résistant au développement de l’intercommunalité, Robert De Man, fait de plus en plus figure, à leurs yeux, de «vilain petit canard.» Pour preuve, expliquait l’un d’eux : de toutes les communes voisines de Mérignies qui ont dû se prononcer sur le projet, Pont-à-Marcq a été la seule à émettre un avis défavorable. Cela en dépit d’un enquête publique qui n’a pas amené d’observation. Et il paraît que le commissaire-enquêteur aurait jugé la position pont-à-marcquoise « trop partisane »...