LE mélantois    
Samedi 10 novembre 2001
 

 

Pont-à-Marcq
 

Pour aider les riverains de la rivière qui ont été sinistrés à plusieurs reprises, SOS Marque avait invité deux experts
Inondé, oui... mais bien ou mal assuré ?

 

On aurait pu craindre que la réunion organisée par SOS Marque, jeudi soir, au restaurant scolaire, tourne au « défouloir » et que la soixantaine de personnes qui y participaient, s’en prennent avec véhémence aux compagnies d’assurance. Mais, face à deux experts d’un cabinet lillois, spécialisés dans l’aide aux assurés, qui avaient été invités par André Janssen, le président de SOS Marque, les victimes des débordements à répétition de la rivière, venus de Pont-à-Marcq, Ennevelin et Tourmignies, ont surtout écouté avant d’interroger les experts sur des points très précis. Exemples : si votre cave a été inondée et qu’elle contenait quelques bonnes bouteilles, tout laisse à penser que bien bouchées, leur contenu n’a pas souffert. Ce qui n’empêche que ces bons crus peuvent avoir subi une dépréciation - qu’il convient donc de déclarer - du fait du décollement ou de la salissure des étiquettes...
Si quelques mois après l’inondation, des remontées d’humidité provoquent des décollements de tapisserie, il faut demander la réouverture du dossier d’indemnisation, mais l’expert fera la part des choses entre ce qui est dû au sinistre et ce qui ne l’est pas.

 

 

Bien lire et ne rien oublier
Comme l’a expliqué M. Leuridant, expert d’assurés, «mon rôle est d’assister le client pour qu’il soit indemnisé au mieux en fonction de son contrat et en estimant entièrement le dommage dont il a été victime. Nous ne sommes pas là pour arnaquer les compagnies mais pour aboutir à un règlement juste pour chacun ».
Sans chercher à diaboliser les assurances: «Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises compagnies, mais on est bien couvert quand on a un bon agent d’assurances qui sait vous conseiller.» Le tout étant de faire le bon choix puisque, avec les différentes formules proposées par les compagnies, « il doit bien y avoir un millier de contrats différents ». A ses yeux, il faut aussi se méfier des petites économies : « Un bon contrat ne coûte pas tellement plus cher qu’un mauvais, mais l’écart de remboursement, lui, risque d’être conséquent.» L’essentiel, a souligné le spécialiste, c’est de bien tout lire, surtout les conditions particulières, de signaler les changements à son assureur (par exemple, la construction d’une véranda) et, en cas de sinistre, de tout déclarer. « Pour le nombre de pièces de la maison, le salon-salle à manger, c’est deux pièces. Et la valeur du mobilier inclut tout ce que vous avez, de la barre à rideaux aux vêtements... »
J. B.

SOS Marque, 148, rue Nationale, 59710 Pont-à-Marcq
Tél. 03 20 61 92 30