MÉTROPOLE LILLE    
Mardi 23 juillet 2002
 
 
 

De Mons-en-Pévèle à Phalempin et Pont-à-Marcq
La Marque… et ses lacs !

 

SOS Marque a recueilli un gros succès, dimanche, à l’occasion de sa deuxième balade à la source de la rivière. Une centaine de promeneurs venus de toute la métropole ont pu découvrir les paysage aussi inédits que superbes des anciens bassins de décantation de Béghin Say.

 


André Janssen, le président de SOS Marque, accueille les marcheurs à deux pas de la source de la Marque. (Ph. NE)

 

Sur le parking du collège de Pont-à-Marcq, le groupe des promeneurs est paré à l’aventure. Les plus prévoyants ont eu du nez. « après l’orage qu’on a essuyé hier soir, on a sorti les imperméables et les bottes en caoutchouc », assure Elisabeth, qui participe pour la première fois à la balade de la Marque, mais qui a l’habitude de faire des randonnées dans notre région au climat incertain… avant de s’engager dans la boucle de 7km, Roland Laroye, le vice-président, précise : « ce n’est pas exactement à cet endroit que naît la Marque, car celui-ci se trouve dans les champs, et on ne peut pas s’y rendre ». Qu’à cela ne tienne. Les marcheurs, précédés des chiens tout heureux d’avoir un si grand jardin pour se défouler, longent le berceau de la rivière. Après une petite trotte dans les sous-bois, ma foi pas désagréable du tout, SOS Marque nous réserve une surprise de taille, tout en haut du talus, au milieu des mûriers sauvages.

 

Une fois là-haut, les nuages s’entrouvrent sur un paysage digne des carte postales irlandaises. Un grand lac s’étend à nos pieds. « C’est le plus grand -15ha- des trois bassins de décantation creusés par Béghin Say pour recycler l’eau qui servait autrefois à la fabrication du sucre. Aujourd’hui, l’usine de Thumeries ne fait plus que du conditionnement, et c’est le Conseil Général qui a racheté les terrains. Il projette à terme d’en faire une réserve ornithologique », annonce notre guide. Une bien belle mise en perspective de la vallée de la Marque…

 


Les anciens bassins de décantation de Béghin Say ont laissé de grands lacs, ainsi qu’une faune et une flore très riches. Le Conseil Général a l’intention d’y faire une réserve pour les oiseaux. (Ph. NE)

 


Pendant la balade, on peut faire quelques rencontres inattendues… et charmantes. (Ph. NE)

 


Les marcheurs qui participaient pour la première fois à la balade ont été étonnés de la richesse des paysages. (Ph. NE)

 


Certains endroits demandent quelques talents d’acrobate… Comme pour franchir ce pont improvisé. (Ph. NE)

 

« Le plus plaisant, c’est que les paysages sont variées »
Les départs en vacances du week-end n’ont pas réussi à décimer les rangs des marcheurs de l’association SOS Marque. Comme l’an dernier, ils étaient une centaine à suivre les 7km de sentiers, chemins, et de bords de route à la découverte de notre patrimoine local. Parmi eux, beaucoup de membres de SOS Marque, bien sûr, sont venus d’Ostricourt de bon matin. «Nous aimons marcher en général, et du côté des berges de la Marque, en particulier. Nous connaissons bien une partie de la rivière, mais pas la source. C’est justement l’occasion aujourd’hui de découvrir de nouvelles idées de balades qu’on pourra refaire à d’autres moments de l’année», souligne le couple de jeunes retraités, féru de randonnées pédestres. Même motivation du côté d’Elisabeth Bertrand et leur petite Coline, 8 ans. « Nous avons eu vent de cette marche par ma belle-sœur, qui a malheureusement été victime elle-même des inondations de la Marque en l’an 2000. Comme nous n’avions rien de spécial à faire ce dimanche, nous avons donc décidé de quitter notre maison de Oignies, pour suivre cette balade au grand air ».

 

Bien équipé de vêtements de pluie efficaces et de chaussures à l’épreuve de l’eau, la petite famille a également l’habitude de marcher. «Nous aimons les randonnées, d’abord, et nous sommes curieux de découvrir de nouveaux paysages, comme les bassins de décantation de Béghin. Le côté sauvage de l’environnement est aussi une de nos motivations. Quand on est à pied, on voit bien plus de choses qu’en voiture», plaide Elisabeth. Au fil des kilomètres, les participants ne vont pas être déçus. Prairies, sous-bois, petits chemins de terre… «ce qui est intéressant dans cette balade, c’est qu’elle réserve beaucoup de surprises avec des paysages très différents», se réjouit une habituée, qui sera sans aucun doute à la source de la Marque le troisième dimanche de juillet 2003.

 


Après l’effort, le réconfort… La centaine de marcheurs du matin s’est retrouvée dans la pâture de J-M Pétrilliat pour un grand repas barbecue et une après-midi de jeux. (Ph. NE)