MÉTROPOLE LILLE    
Vendredi 1er février 2002
 
 
 

Daniel Devendeville répond à SOS Marque
La Marque suit son cours...

 

SOS Marque déplore la lenteur des travaux de curage et d'aménagement de la rivière, et le manque d'écoute. Daniel Devendeville, vice-président de la CCPP, explique.

 

Halte aux critiques. Après le maire de Tourmignies - l'une des trois communes qui veut «divorcer» de la Communauté de communes du pays de Pévèle - qui déplore le manque de travaux conséquents sur la Marque pour éviter les inondations, c'est l'association SOS Marque qui aiguillonne de nouveau la CCPP sur le sujet. Lors de sa dernière assemblée générale, elle n'a pas manqué de pointer les lourdeurs de l'administration, mais aussi le déficit d'écoute et de concertation de la part des élus.

 


Face aux critiques de ceux qui disent que les travaux de la Marque n'avance pas,
Daneil devendeville rétorque que beaucoup de choses ont déjà été faites,
comme le nettoyage d'urgence du lit de la rivière entre Ennevelin et Tourmignies.

 

Au moment où la CCPP est fragilisée par le départ annoncé d'Avelin, Attiches et Tourmignies, les dirigeants de la communauté de communes ont décidé de sortir de leur réserve. Notamment Daniel Devendeville, maire d'Ennevelin, vice-président de la CCPP chargé des questions d'environnement et ancien président de la structure. Il tient à expliquer pourquoi les travaux de curage et d'aménagement de la Marque ont pris du retard. "En 2000, l'année des deux inondations, c'était très difficile de travailler, car la communauté de communes attendait d'avoir récupéré les compétences du SIPEM qui s'occupait jusque-là du dossier de la Marque...", justifie l'élu, qui insiste sur la rapidité de la réaction depuis. "Dès le mois de mars 2001, nous avons inscrit dans le budget des lignes de trésorerie pour le nettoyage et le curage de la Marque. Mais c'est seulement en juillet 2001 que la CCPP a eu réellement la compétence. Tout de suite, nous avons lancé les appels d'offres pour la réalisation de la 6e et dernière tranche du curage de la rivière, déjà inscrite dans le contrat de rivière en 1988. Cette tranche concerne la partie qui se trouve entre le pont de l'autoroute Lille-Valenciennes et la Verte Rue à Ennevelin", souligne Daniel Devendeville. Selon lui, "le curage devrait être effectif pour le second semestre 2002".
Le vice-président de la CCPP insiste aussi sur les travaux d'urgence qui ont été menés les mois qui ont suivi les inondations. "Nous avons fait nettoyer le lit de la rivière sur la partie comprise entre le pont d'Ennevelin et Tourmignies. Comme nous étions en dessous de la barre des 300.000 F (45.734€), nous n'avons pas été obligés de passer, d appels d'offres. Et grâce à l'aide précieuse des bénévoles de SOS Marque, qui avaient fait des relevés très précis pour localiser les endroits encombrés de broussailles et de détritus, nous avons pu aller vite. En octobre 2001, ce nettoyage d'urgence était terminé...", constate Daniel Devendeville. De la même façon, la CCPP a suivi l'avis de l'Office national des forêts, qui préconisait la pose de moines dans la forêt de Phalempin (des sortes de petits barrages en amont qui évitent les inondations plus loin sur la Marque).

Grande étude sur l'avenir de la Marque
Enfin, pour que ces inondations de l'an 2000 ne restent à tout jamais qu'un mauvais souvenir, «une étude est en cours, qui concerne tout le bassin versant au nord de Bouvines. Les financeurs (le Conseil général, la DIREN, l'Agence de l'eau, le Conseil régional...) souhaitent eu effet une réflexion beaucoup plus large que le simple curage des rivières. Cette réflexion doit porter sur un plan d'aménagement et de gestion à moyen et long terme, ce qui n’empêche pas de mener des actions en même temps pour lutter contre les inondations. Nous avons donc engagé en parallèle une étude hydraulique et une étude d’aménagement. Le cahier des charges devrait être prêt pour février ou mars», espère le vice-président. En tout cas, tous les partenaires attendent beaucoup de la réunion du 5 mars, pilotée par le Conseil général. Elle devrait apporter enfin des réponses concrètes aux attentes des riverains de la Marque.

Carole Lefebvre